BANGLADESH



LIVE In a garbage dump




VIVRE DANS UNE décharge publique


6h du matin.
Bienvenue en enfer !
Au Bangladesh, les décharges publiques sont une source majeure de pollution en raison de la forte densité de population et d’une gestion des déchets insuffisante, en particulier dans les villes comme Dhaka. Le système de collecte officielle est débordé, entraînant des dépôts sauvages dans les rues, les canaux et les cours d’eau.
Avec ses 179 millions d’habitants, le Bangladesh se noie sous les déchets.
Seulement 40% des déchets sont collectés à Dhaka avec 19 millions d’habitants.
Oui, des personnes vivent dans des décharges publiques au Bangladesh, en particulier dans la capitale Dhaka. En raison du manque de collecte des déchets, de la pauvreté et de la surpopulation, des milliers de personnes, dont des enfants, vivent dans les déchets des décharges à ciel ouvert. Elles survivent dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses en récupérant des objets pour les recycler ou les revendre.

6 a.m.
Welcome to hell!
In Bangladesh, landfills are a major source of pollution due to high population density and inadequate waste management, particularly in cities such as Dhaka. The official collection system is overwhelmed, leading to illegal dumping in streets, canals, and waterways.
With a population of 179 million, Bangladesh is drowning in waste.
Only 40% of waste is collected in Dhaka, which has a population of 19 million.
Yes, people live in landfills in Bangladesh, particularly in the capital Dhaka. Due to a lack of waste collection, poverty, and overpopulation, thousands of people, including children, live in the waste of open dumps. They survive by collecting items to recycle or resell, living in extremely difficult and dangerous conditions.

Une enfance ensevelie sous les déchets
A childhood buried in waste

Créer des images, c’est avant tout raconter la vie.
Pour moi, la photographie ne se résume ni à la maîtrise de la lumière ni à la précision des couleurs. Ce n’est pas seulement le cadrage parfait ou le soin apporté aux retouches. Le véritable sens d’une image dépasse la technique : il se niche dans ce qu’elle parvient à faire ressentir. Une photo n’a pas seulement vocation à séduire l’œil, elle doit aussi toucher l’âme, arrêter le temps, ouvrir une brèche dans nos certitudes.

Un appareil photo est bien plus qu’un outil ; c’est un lien. Il relie les êtres, rassemble les histoires, éclaire ce qui d’ordinaire nous échappe. À travers lui, j’essaie non seulement de capturer des instants, mais de les honorer. Chaque visage, chaque geste furtif porte une vérité, une force, une fragilité. Une photographie doit avoir une présence, une gravité douce qui éveille l’émotion et invite à l’empathie.

Lorsqu’une image nous rapproche d’un inconnu, lorsqu’elle nous rappelle la valeur du fragile, lorsqu’elle nous pousse à aimer un peu plus, alors elle dépasse son statut d’image. Elle devient un écho de ce que nous partageons tous : notre humanité.

 

Creating images is, above all, telling life’s stories.
To me, photography is not merely about mastering light or refining colors. It isn’t only the perfect framing or the careful touch of post-processing. The true meaning of an image goes far beyond technique: it lies in what it makes us feel. A photograph should not simply please the eye—it should speak to the soul, pause time, and open a window into something deeper.

A camera is more than a tool; it is a bridge. It connects people, gathers stories, and reveals what often goes unnoticed. Through it, I try not only to capture moments, but to honor them. Every face, every fleeting gesture carries truth, strength, and vulnerability. A photograph must have presence—a quiet weight that awakens emotion and invites empathy.

When an image brings us closer to a stranger, when it reminds us of the value of what is fragile, when it encourages us to love a little more, it transcends its nature as a simple picture. It becomes an echo of what we all share: our humanity.

 

@ Copyright - Luc Mairesse

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